Comment atténuer les symptômes de la ménopause naturellement ?
La ménopause s’accompagne d’une chute des œstrogènes qui provoque des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, une sécheresse vaginale, des troubles du sommeil et des variations d’humeur. Un complément alimentaire pour la ménopause à base de phytœstrogènes ou de plantes adaptogènes peut atténuer ces symptômes sans les risques associés au traitement hormonal de substitution (THS), particulièrement chez les femmes présentant une contre-indication ou une réticence au THS.
Les isoflavones de soja (génistéine, daidzéine) sont les phytœstrogènes les plus étudiés. Elles se fixent faiblement sur les récepteurs aux œstrogènes et réduisent les bouffées de chaleur de 25 à 40 % par rapport au placebo dans les études cliniques. La dose efficace est de 40 à 80 mg d’isoflavones par jour, en deux prises. Leur efficacité dépend de la métabolisation intestinale (equol-producers) qui varie selon les individus.
Quelles plantes pour les bouffées de chaleur et le confort féminin ?
La sauge officinale (Salvia officinalis) réduit les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes grâce à ses tanins et diterpènes qui agissent sur le système thermorégulateur hypothalamique. L’actée à grappe noire (cimicifuga) réduit les bouffées de chaleur et améliore l’humeur chez les femmes en périménopause, avec une bonne tolérance à long terme. Ces plantes sont disponibles dans nos compléments alimentaire pour la ménopause.
Pour la sécheresse vaginale, les lubrifiants à l’acide hyaluronique et les ovules à l’acide hyaluronique ou à l’acide lactique hydratent la muqueuse locale. Pour les troubles du sommeil ménopausiques, la mélatonine et la valériane complètent utilement les phytœstrogènes. Pour les modifications de l’humeur, le millepertuis (avec précaution pour les interactions médicamenteuses) et le safran ont montré une efficacité sur les symptômes dépressifs légers liés à la ménopause.
Questions fréquentes sur les compléments ménopause
Les isoflavones de soja sont-elles contre-indiquées en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant ?
Oui. Les isoflavones sont déconseillées chez les femmes ayant ou ayant eu un cancer du sein ou de l’endomètre hormono-dépendant. Consultez systématiquement votre oncologue ou gynécologue avant de prendre tout complément alimentaire pour la ménopause à base de phytœstrogènes si vous avez des antécédents personnels ou familiaux de cancer hormono-dépendant.
Combien de temps faut-il pour ressentir les effets des compléments ménopause ?
L’effet des phytœstrogènes est progressif : comptez 4 à 8 semaines de supplémentation régulière pour évaluer l’efficacité. Certaines femmes métabolisent les isoflavones en équol (plus actif), ce qui améliore leur réponse. Si après 3 mois les symptômes restent invalidants, une consultation gynécologique pour discuter du THS est recommandée.
Peut-on prendre des compléments ménopause et une contraception hormonale simultanément ?
La ménopause survient après l’arrêt des règles depuis 12 mois. En périménopause, une contraception reste nécessaire. Les phytœstrogènes n’interfèrent pas avec les contraceptifs hormonaux mais discutez avec votre gynécologue pour un suivi adapté à cette période de transition hormonale.
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